Notre cerveau fonctionne avec des impulsions électriques. Ces dernières sont à l’origine de la formation des pensées. Bon, nous sommes bien avancés avec cette info technique! Seulement, nous cherchons des solutions et non des explications…

 

C’est une idée qui, au lieu de nous être favorable et nous apporter du bon, va nous limiter dans nos actions. Elle pourrait générer de la peur, de la tristesse, du jugement, du contrôle, changer notre rapport au temps, aux autres, installer de la colère… Du genre :

En d’autres termes, nous empêcher de vivre librement.

Plutôt que de prendre le problème d’un point de vue scientifique, nous allons l’observer d’un point de vue “humain”. Notre cerveau crée des pensées par millions à chaque instant de notre vie. Dès qu’une information accède jusqu’à lui, il la traite et en fait une pensée. Notre environnement, à travers nos 5 sens, en est une des sources principales. Notre corps réceptionne l’information par l’ouïe, la vue, le toucher, le goût et l’odorat, ainsi que par son circuit interne de nerfs et par nos émotions. La recherche scientifique étudie “qui de l’œuf ou de la poule est arrivé en premier”. Donc difficile de dire quelle est la première étape de ce processus.

Ensuite, il l’étudie pour la comparer et alimenter si besoin sa base de données. Cela devient une sorte de catalogue, d’encyclopédie de milliards d’idées.

 

Lorsque notre cerveau accède à ce stimulus interne ou externe, il va chercher une référence du passé dans le catalogue. Ensuite, il établit une similitude avec ce qu’il a trouvé et en fait une généralité. C’est là, le hic. Cette encyclopédie de références s’est construite depuis notre plus jeune âge. Elle se base sur des expériences émotionnelles, des apprentissages pratiques et théoriques, une modélisation des idées préconçues de la famille, des amis, des enseignants, des voisins, collègues de travail… Et malheureusement, ce recueil manque parfois d’objectivité !

Par exemple, si notre environnement était négatif, alors notre cerveau apprendra à penser négativement.

 

 

Les exemples pourraient être infinis. J’imagine que vous avez saisi le principe que c’est à cette étape que naissent les “bugs” créant ces pensées négatives.

 

Pour résumer: les pensées négatives sont un conditionnement, une programmation de notre cerveau. Changer ce système va passer par identifier la pensée en question.

Pour cela, nous allons utiliser un concept qui s’appelle “la conscience de soi”. C’est la faculté de se regarder dans un miroir et de savoir qu’il s’agit de soi. Cette capacité permet de s’observer de l’extérieur de son corps. Comme si vous preniez un morceau de chocolat dans le tiroir de votre bureau, vous vous observez le mettre dans votre bouche, alors que vous voulez maigrir. À cet instant, nous devenons deux personnes. Non, rassurez-vous vous n’êtes pas schizophrènes!

L’intérêt de ce mécanisme naturel est de nous permettre d’identifier cette pensée dite “limitante”, nommée ainsi,car elle nous fait faire des choses différement de ce que nous voudrions.

 

 

  1. Identifier la pensée,
  2. La relier, si possible à un ressenti ou à une émotion,
  3. Mettre un nom dessus : tristesse, peur, injustice, colère, fatigue…
  4. Observer ce qu’elle exprime en se posant la question : “Pourquoi est-ce que je ressens/ pense cela?”,
  5. Prendre du recul face à cette émotion/ ce jugement de valeur en mettant de l’objectivité dans notre jugement de qui a généré cette situation,
  6. Relativiser ce qu’il se passe, en mettant à jour le jugement de valeur,
  7. Se répéter la phrase comme un mantra, jusqu’à y croire.
  8. Une nouvelle vérité vient remplacer la pensée négative.

 

Concrètement : L’exemple précédent avec le chocolat, illustre exactement le lien entre la pensée (J’en veux, j’ai faim..), l’émotion (recherche de plaisir, de réconfort…) et le comportement (mettre en bouche). En observant, la situation de l’extérieur de soi, j’identifie que mon chef vient de jeter un coup d’œil par la porte du bureau. La crainte d’une critique, de ne pas tenir les délais… pointe le bout de son nez. Et voilà la pensée négative qui s’installe : “j’ai peur de rendre ce dossier en retard”. Je prends du recul et je relativise :

“Je fais du mieux que je peux avec la masse de travail à faire.”

 

Pour réussir à modifier ses pensées, il est, à mon sens, nécessaire de prendre du temps pour se centrer sur soi. Ramener son être dans son corps. Ne faire plus qu’un avec soi-même. Faire une pause. Comme si nous attendions le bus ou que nous soyons bloqués avec une sciatique :), enfin peu importe, le tout étant de : REVENIR AU PRÉSENT, À MAINTENANT.